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Aux Etats-Unis, Free vise plus gros que lui

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Iliad, le groupe dirigé par Xavier Niel, a déposé une offre sur l’américain T-Mobile.

Publié le 01/08/2014 à 19h26

Comme à l’accoutumée, Xavier Niel veut s’en prendre à l’ordre établi. Pour sa nouvelle aventure, le patron de l’opérateur Free a choisi de s’attaquer au marché américain des télécoms. Le groupe français a en effet annoncé officiellement avoir déposé une offre de rachat sur T-Mobile US, quatrième opérateur sur le sol américain et filiale du géant allemand Deutsche Telekom.

Lucratif. Pourquoi un choix aussi ambitieux ? Tout simplement parce que le marché outre-Atlantique se hisse à la deuxième place au niveau mondial, juste derrière la Chine. Il est donc extrêmement lucratif. A titre d'exemple, pour des forfaits appels, SMS illimités et 3 gigaoctets de données, les Américains déboursent environ trois fois plus que les Français. Ainsi, en appliquant son modèle consistant à casser les prix, comme il le fait dans l'Hexagone depuis janvier 2012, Xavier Niel compte bousculer tout le marché américain.

Cette annonce n’a pas forcément rassuré les marchés financiers, puisque le titre d’Iliad, la maison mère de l’opérateur, s’est effondré de 13% dans la matinée de vendredi.

Les négociations remontent à juin, à l’époque où les dirigeants d’Iliad ont rencontré leurs homologues de T-Mobile pour discuter du rachat. Les négociations se sont achevées sur une offre de 15 milliards de dollars (11,2 milliards d’euros), pour 56,6% de l’entreprise. Un objectif qui oblige le patron de Free à passer par la case «augmentation de capital». En effet, la société T-Mobi

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