A l'université d'été du Medef, qui a commencé mercredi pour deux jours, tout laisse à penser que les vacances étaient bonnes. Les teints sont hâlés et les lunettes de soleil - même si ce dernier est absent - sont de rigueur sur le campus de HEC, à Jouy-en-Josas (Yvelines). «Alors, la Grèce, comment c'était ?» balance un des participants à l'un de ses collègues. «Regarde un peu ce coup de soleil», rigole un autre.
Un retour au travail qui s'annonce donc tout en douceur pour ces deux journées. Il faut dire que l'actualité politique a tout pour rassurer les patrons. Au lendemain du remaniement surprise du gouvernement de Manuel Valls, la politique de l'offre menée par la majorité ne peut que satisfaire les chefs d'entreprise. Tous semblent soutenir le virage social-libéral, ou social-démocrate, pris par le gouvernement. «La droite n'a jamais fait aussi bien que la gauche actuellement au pouvoir !» provoque, avec humour, Jean-Jacques Sanchez, 64 ans, qui travaille dans l'immobilier.
Le Premier ministre ne pouvait que faire des heureux. Dans son discours, Manuel Valls a littéralement déclaré sa flamme à tous les patrons français. «Moi, j'aime l'entreprise», s'est emporté le locataire de Matignon, longuement ovationné par un parterre de chefs d'entreprise enthousiasmés. Dans les rangs de tous ces hommes et femmes, la politique annoncée par le gouvernement sonne comme une «orientation très encourageante». L'éviction d'Arnaud Montebourg et




