Comme un métronome, Free Mobile dont la maison-mère Iliad publie ce vendredi les résultats semestriels, engrange les abonnés: 1 million ont été recrutés entre janvier et juin 2014. Par comparaison, le parc des clients mobile de Bouygues Telecom a reculé de 119 000 unités.
Les performances s'inversent en revanche sur le fixe. Là où l'agitateur Free peine à faire grimper son parc -95 000 recrutements nets sur le semestre-, Bouygues surperforme, en premier de la classe, avec 202 000 nouveaux abonnés nets de résiliations. «Mais nous ne bradons pas nos offres. Notre Arpu (recette par abonné) se maintient à 35,80 euros par mois», riposte-t-on chez Free qui vient néanmoins d'achever une vente à prix ultra-réduits, chez vente-privee.com.
Iliad a toujours préféré soigner ses marges sur le fixe, le carburant de son développement. Mais pour la première fois, il ne les publie pas, même s’il laisse entendre qu’elles restent supérieures à 40 %. Ainsi le mobile, nettement moins rentable que l’Adsl, et où l’offre à deux euros par mois est toujours majoritaire, fait-il baisser la moyenne à 30,9 %.
Le chiffre d'affaires, lui, est en hausse, dominant de plusieurs têtes, le secteur. A deux milliards d'euros, il affiche une croissance de 10 %. Tandis que fixe et mobile confondus, Free revendique 15 millions d'abonnés. Ce qui rend confiant, Maxime Lombardini, le directeur général de l'opérateur: «notre cible de 4 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel sera atteinte vraisemblable




