Rebelote. Dans quelques jours démarre la treizième Semaine européenne de la mobilité (1). Cette fois encore, des collectivités et des organismes publics tels l'Ademe et le groupement d'intérêt économique (GIE) Objectif transport public vont tenter de convaincre les Français, citadins en tête, de lâcher leur voiture au profit des transports en commun, une des solutions pour réduire les émissions de CO2 et désengorger les routes. Un geste citoyen et écolo. Oui mais… même avec de la bonne volonté, le risque de se faire trimballer par un vieux bus diesel crachant fumée noire et particules persiste. Tant qu'à vouloir convaincre les gens de rouler vert, autant offrir des transports collectifs qui le sont vraiment.
«Image». Moins d'embouteillages, moins de pics de pollution et des factures de carburant moins salées… Les collectivités ont bien compris ce qu'elles avaient à y gagner. Et les constructeurs s'y mettent : «On a écouté nos clients, les villes nous ont décrit la faible offre de véhicules à haute performance environnementale. Elles sont pourtant intéressées, cela sert aussi leur image», raconte Vincent Lemaire, patron de Safra, PME de 200 salariés basée à Albi qui a conçu le bus «multihybride» Businova. Collectivités, usagers et professionnels de l'environnement sont tous d'accord sur un point : le tramway, véhicule à traction électrique qui se déplace sur rails, est le plus écologique. «Mais, on ne peut pas en in




