Depuis son retour au poste de Premier ministre du Japon, Shinzo Abe semblait avoir trouvé la formule gagnante pour son pays. En proie à la déflation, l’archipel avait repris le chemin de la croissance. Mais entre avril et juillet, le PIB nippon a chuté de 1,8%.
Pourquoi la croissance plonge-t-elle au Japon ?
Tout le monde anticipait de mauvais résultats économiques pour ce deuxième trimestre 2014. Mais pas au point d’imaginer un recul de la croissance de près de 2%. Durant les trois mois pris en compte, l’activité a reculé sous le coup d’une forte hausse de la TVA de 5% à 8%. Résultat : les ménages ont boudé les magasins quand les entreprises ont mis leurs investissements en stand-by. Au bout du compte, la seule demande des ménages a reculé de 20% sur cette période. Ceci expliquant donc cela.
Faut-il s’en inquiéter ?
Certes, ce soudain recul du PIB japonais est préoccupant. Mais il l’est surtout en apparence, notamment lorsque les économistes tentent d’extrapoler ce chiffre trimestriel pour le transformer en rythme annuel. Car si cette tendance devait se confirmer au cours des trois prochains trimestres, le recul de la croissance japonaise serait de 7,1% sur un an. Mais rien ne semble créditer une telle projection. D’ailleurs, et pour anticiper une hausse de la TVA, les Japonais ont surconsommé lors du premier trimestre de l’année.
Ce recul du PIB signe-t-il la fin des «Abenom




