Les taxis ouvrent le bal. Après moult navettes entre l'Assemblée et le Sénat, le texte déréglementant de fait la profession devrait être adopté définitivement le 18 septembre par les députés. Le compromis trouvé par les parlementaires pour calmer l'ire des taxis face à l'arrivée des VTC (voitures de tourisme avec chauffeur, utilisables sur réservation) est le suivant : ces derniers devront bien retourner à leur base entre chaque course, comme l'exigeaient les taxis. Mais avec un gros bémol : cette obligation est levée s'ils justifient d'une «réservation préalable ou d'un contrat avec le client final». Une façon d'éviter les allers-retours.
Compromis. Bémol au bémol, cependant : ils devront respecter un délai d'un quart d'heure entre la réservation et la prise en charge de leurs clients. Les taxis, de leur côté, ont obtenu le monopole de la maraude électronique, soit la géolocalisation en temps réel. De plus, la tarification «horokilométrique» (calcul mélangeant la durée de la course et la distance parcourue) leur est également réservée. Les tarifs de course des VTC, eux, restent obligatoirement fixés lors de la prise en charge et ne peuvent être ajustés par la suite. Par ailleurs, les VTC, dont les taxis dénonçaient la facilité administrative d'enregistrement et du droit d'exercice, devront obtenir une autorisation préfectorale. Et réaliser un contrôle technique de leur véhicule tous les six mois, contre une fois par an pour les




