Vous vous souvenez d’un slogan de naguère : «Le changement, c’est maintenant» ? A l’époque, on ne savait pas trop qu’en penser. S’agissait-il du constat que le monde se transforme, et d’un engagement de faire le nécessaire pour adapter au mieux notre société aux mutations en cours ? Ou plutôt d’une incantation assez vague, faisant référence aux politiques du gouvernement précédent et promettant sans trop de précision de faire autre chose ?
A la lumière des deux années passées, on est hélas tenté par la seconde hypothèse. On y avait cru, et on a encore envie d’y croire, pourtant : nos gouvernants auraient pris la mesure de la globalisation de l’innovation, l’un des aspects les plus profonds et les plus redoutables de la mondialisation.
La compétition généralisée menace chaque entreprise d’être laissée sur place par des concurrents plus productifs, d’ici ou d’ailleurs. La seule réponse durable est de chercher à améliorer ses produits ou ses services, et à adopter des technologies qui réduisent les coûts, pour permettre aux clients de bénéficier de prix plus bas. Certes, une autre stratégie est possible : se tourner vers l’Etat, tenter de s’isoler de la concurrence, exiger que le législateur érige des barrières protégeant les entreprises locales et leur épargne ainsi les efforts d’adaptation. Malheureusement, en cédant aux lobbys les plus bruyants, le Parlement encourage cette seconde attitude.
Témoin, la loi qui s'apprête à être votée sur les taxis et les voitures de transport av




