Lufthansa a une longue expérience du low-cost. Sa compagnie Germanwings, lancée il y a douze ans, dessert quantité de destinations européennes. Moins cher de 20% que sa maison mère, elle est devenue une concurrente sérieuse pour les autres compagnies, avec une flotte présente au départ de nombreuses villes allemandes - à l’exception de Francfort et Munich, les deux principaux aéroports du pays. Mais le patron du groupe allemand, Carsten Spohr, en poste depuis mai, n’entend pas en rester là. Plusieurs initiatives sont annoncées pour le printemps 2015, dont le développement d’une filiale jusqu’alors négligée : Eurowings. Basée à Bâle, en Suisse, celle-ci devrait desservir l’Allemagne et les liaisons européennes.
«18 sièges». Mais les deux low-cost pourraient bientôt avoir une petite sœur, au nom se terminant aussi par «wings», qui devrait compter jusqu'à 23 avions long-courriers. Comme avec Air France, ces nouveaux projets menacent toujours de tourner au conflit social au sein du groupe. Un accord est intervenu la semaine dernière avec le syndicat Ufo, qui représente les personnels navigants, pour diminuer de 20% le coût des futurs vols long-courriers. Ufo a ainsi accepté de réduire le personnel à bord des avions, en échange de la quasi-suppression des premières classes et classes affaires sur les vols de la future société. «Les destinations desservies, par exemple les Caraïbes, permettront de réduire à 18 sièges le nombre de places rés




