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Déflation : le FMI veut des investissements

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Austérité. L’inflation dans les pays de la zone euro est tombée à son plus bas niveau en cinq ans.

Le chef de mission pour la Grèce, Rishi Goyal, à Athènes, mercredi. (Photo AFP)
Publié le 30/09/2014 à 19h36

Les plus optimistes diront que, dans l’immédiat, une inflation très basse n’est pas forcément un problème. Ils pourraient même ajouter, comme ils le font depuis des mois, que cela contribue à redonner du pouvoir d’achat aux consommateurs. Minoritaires hier, ils le seront encore plus demain. L’inflation en zone euro est tombée à son plus bas niveau en cinq ans, alimentant la crainte (ou la certitude) qui tétanise les plus lucides : la zone euro n’a pas dévié du chemin de la déflation. En septembre, les prix n’ont augmenté que de 0,3% sur l’ensemble des 18 pays de la zone euro, après 0,4% le mois précédent, a confirmé mardi Eurostat.

Voilà qui devrait relancer les débats sur la nécessité pour la Banque centrale européenne, qui se réunit exceptionnellement à Naples jeudi, de prendre (ou non) des nouvelles mesures pour tenter de ranimer l’activité économique d’une Europe à l’arrêt. Voilà qui devrait aussi remettre en évidence à quel point les politiques d’austérité budgétaires excessives, tout comme les politiques de baisse du coût du travail, n’en finissent pas de plomber la demande intérieure de la zone euro. Au point où, pour certains pays, la déflation n’est pas une simple menace théorique, mais une réalité. C’est le cas de l’Espagne, de l’Italie, de l’Estonie, de la Slovaquie, du Portugal ou encore de la Grèce. Ces pays sont désormais en déflation.

Avec le minimum vital, de plus en plus de ménages consomment toujours moins. Craignant pour leur avenir, ceux qui ont encore un e

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