Cette fois, pas le moindre signe d’enthousiasme. Pourtant, il y a encore peu, le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, apparaissait comme le sauveur de l’euro. C’était il y a encore deux mois. Il est vrai que «Super Mario» sortait (une fois de plus) la grosse artillerie : baisse du principal taux d’intérêt de la BCE à 0,15%, pénalité de 0,1% sur les dépôts que les banques laissent à la BCE, ou encore injection de 1 000 milliards d’euros accordés aux banques à des taux d’intérêt défiant toute concurrence…
Mais voilà, malgré une politique monétaire relativement accommodante, pas le moindre signe de redressement, pas de réamorce de pompe à crédit. Entreprises, ménages, tout le monde (ou presque) fait le dos rond. Pire encore, la situation économique de la zone euro est non seulement en berne, mais à deux doigts d’être emportée dans une spirale déflationniste. Alors forcément, jeudi, à l’issue du conseil des gouverneurs de la BCE, qui s’est tenu à Naples, les annonces de Super Mario n’ont pas franchement rassuré.
Pourtant, la BCE s’apprête à ouvrir encore plus la vanne des liquidités. Elle a ainsi confirmé sa volonté d’acheter à partir de ce mois-ci des obligations sécurisées, ainsi que ces fameux ABS, des crédits bancaires titrisés, au cours du trimestre. Ces produits complexes ont été rendus en partie responsables de la crise financière de 2008. Leur mécanisme est similaire à celui des «subprimes» (titres adossés à des prêts immobiliers) américains.
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