A peine convoquée et déjà annulée… La réunion qui devait se tenir mardi à 16 heures pour recoller les morceaux entre la direction et les syndicats d’Air France, après 14 jours de grève, a avorté. La faute à Sud Aérien : le syndicat, non représentatif, n’était pas invité au tour de table initié par la direction autour du sort de Transavia, la filiale low cost d’Air France, mais il a forcé la porte. Et l’intrusion n’a pas été du goût de Frédéric Gagey, le directeur général d’Air France, qui devait présider la séance. Elle a donc été levée avant même son arrivée, face au refus de Sud Aérien de quitter la salle.
«Cela manque un peu de maturité alors qu'on est tous d'accord pour développer Transavia», dit à Libération Béatrice Lestic, représentante CFDT chez Air France. Les discussions pourraient reprendre selon la syndicaliste, mais «en bilatéral». Ce que la direction confirmait un peu plus tard, évoquant le lancement de «consultations informelles» avec les seuls syndicats représentatifs, et ce «pour délivrer sans délai les informations prévues sur le développement de Transavia».
Cette réunion avait été fixée dans la foulée d'une autre rencontre, convoquée à 14 heures par le SNPL d'Air France, le puissant syndicat des pilotes, désireux d'apaiser le climat. Les syndicats s'étaient en effet déchirés entre ceux soutenant la grève (CGT, Unsa, FO) et ceux la critiquant (CFDT et CGC), jugeant le mouvement «indécent» et «corporati




