Menu
Libération

En Suède, la raison de la parité

Réservé aux abonnés

Les pères sont incités à partager les congès parentaux.

Publié le 08/10/2014 à 19h46

L’objectif de la politique familiale suédoise, dont les bases ont été posées dans les années 60, n’a jamais été d’encourager la natalité. La main-d’œuvre manquait. Il fallait donc s’assurer que les femmes retournent au travail après la naissance de leur premier enfant. Cinquante ans plus tard, l’objectif n’a pas beaucoup évolué, si ce n’est qu’aujourd’hui la politique de la famille est considérée comme un outil essentiel de promotion de l’égalité homme-femme en Suède. Dernière réforme en date : le partage des allocations familiales entre les deux parents, soit 525 couronnes (57 euros) par mois, perçus par le père et la mère, pour chaque enfant, indépendamment de leur revenu. Un montant auquel s’ajoute un bonus mensuel de 13 euros pour le deuxième enfant, 66 euros pour le suivant, et ainsi de suite. Et ce, jusqu’aux 16 ans de l’enfant, qui perçoit ensuite des allocations d’étude d’un montant équivalent, jusqu’à ses 20 ans.

En 2008, le parti centriste a bien tenté d'indexer les allocations familiales sur le revenu des parents. La proposition a été rejetée en bloc par les autres partis. Dans l'opposition, les sociaux-démocrates ont alors mis en garde contre les risques d'en faire une «allocation pour enfants pauvres», alors que l'objectif a toujours été que «les enfants aient les mêmes chances et mêmes opportunités». Si le parti de Stefan Löfven, qui vient de remporter les élections législatives, a promis pendant la campagne une revalorisation des allocations f

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique