Le long de la baie de Maputo, les pelleteuses surpassent en nombre les palmiers. Alors que les Mozambicains se sont rendus aux urnes mercredi pour élire leur président et leurs députés, la capitale est un grand chantier. Hôtels, appartements, bureaux,centres commerciaux, les nouvelles constructions émergent au bord de l’océan Indien, au milieu d’un ballet bruyant de grues et de bulldozers, et les investissements étrangers explosent.
L’ancienne colonie portugaise regorge de ressources naturelles et, depuis quinze ans, connaît une croissance annuelle de plus de 7%. De gigantesques réserves de gaz ont été découvertes dans le nord, sur des champs offshore. Les experts estiment que le pays pourrait devenir, d’ici une dizaine d’années, un des premiers producteurs mondiaux, et les grands groupes multinationaux se positionnent dans l’espoir d’obtenir une part de cette manne potentielle.
Eldorado. Ici, dans les immeubles flambant neufs, le loyer d'un appartement de deux ou trois chambres dépasse les 3 000 dollars (2 340 euros). Des prix gonflés, mais la demande augmente avec l'arrivée des expatriés. «L'extraction et la liquéfaction du gaz exigent des investissements de milliards de dollars,explique Colin Waugh, un consultant qui assiste des sociétés étrangères souhaitant s'installer au Mozambique. Le gouvernement mozambicain ne possède pas de telles sommes et a besoin d'investissements et de compétences extérieures.»
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