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Libération
Reportage

Au pays de Candy crush

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De «Minecraft» à «Goat Simulator», La Suède se montre particulièrement prolifique et inventive en matière de jeux vidéo.

Capture d'écran du jeu Candy Crush Saga. (Photo DR)
ParAnne-Françoise Hivert
Envoyée spéciale à Malmö (Suède)
Publié le 19/10/2014 à 17h06

Avec ses lampes en tissus multicolores, son épais tapis violet et la tapisserie vintage assortie au mur, l'entrée du studio Tarsier, dans le quartier bobo de Möllevång à Malmö, a des allures de boudoir oriental. Ambiance relax, salle de musique au sous-sol, étagères remplies de jeux de société et poufs colorés en formes de poire dans les salles de réunion. Ici, on n'encourage ni les heures sup ni les week-ends au boulot. S'il y a encore des partenaires étrangers qui froncent des sourcils, «tant que nous respectons les deadlines et que nous faisons du bon travail, ça passe», assure Andreas Johnsson, directeur technique. Car développer un jeu, «c'est un marathon, pas une course de vitesse», dit-on ici.

Avec ses quarante salariés et son contrat chez Sony, Tarsier est une des petites success stories de l'industrie suédoise du jeu vidéo. La société a été créée en 2005 par huit étudiants fraîchement diplômés de l'université de Karlshamn, dans le sud du pays. «Les premières années, c'était la misère, raconte Andreas Johnsson. On survivait à peine. Mais on s'est accrochés.» Depuis, le studio a développé jeu Little Big Planet 2 pour Sony. Le studio vient d'obtenir une subvention européenne de 1,5 million de couronnes (163 000 euros) pour financer un projet maison, Hunger - «un jeu d'aventure et de suspense».

«Commodore 64». En Suède, le secteur du jeu vidéo est en plein boom. Per Strömb

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