Des maisons de brique rouge, un panneau et un wagonnet à l’entrée du village : le hameau du Châtelet (Creuse) porte toujours son glorieux titre de «Cité des mines d’or». Dans ses sous-sols, des milliers de tonnes de minerai pollué à l’arsenic par les déchets de l’extraction rappellent aussi le passé du site, exploité de 1905 à 1955 et réhabilité par l’Etat entre 2010 et 2011.
A quelques kilomètres de là, à Lussat, la compagnie canadienne Cominor vient de lancer ses travaux, autorisés par le permis exclusif de recherche (PER) accordé en novembre 2013 par l’ancien ministère du Redressement productif, Arnaud Montebourg, pour tenter de trouver de l’or et d’autres métaux précieux. Rien de spectaculaire pour l’instant, juste des prélèvements d’eau et de sol. Mais depuis plusieurs mois, cette paisible commune de 460 habitants, parsemée de bouquets de chênes et de vastes exploitations agricoles, a vu apparaître des «Non à la mine» peints en blanc sur ses routes.
«Le chemin est très long et aléatoire jusqu'à l'ouverture d'une mine, commente Dominique Delorme, en charge du projet pour Cominor. Il faut d'abord un gisement… et que le cours de l'or soit élevé.» «C'est moins un projet de développement local que de la spéculation financière sur des sites protégés», répond l'association Sources et rivières du Limousin.
Essaim. Car en plus de deux rivières (la Voueize et la Tardes), Lussat abrite l'unique nappe phréatique du département, u




