Jeudi, sur BFM TV et RMC, il jugeait «l'idée intéressante». Mercredi, dans l'Obs, il constatait que «les partenaires sociaux» n'en voulaient pas, mais «que cela ne veut pas dire que ce n'était pas intéressant». Manuel Valls parlait du contrat de travail unique, qu'il aimerait donc voir discuté face à un marché du travail qui «ne crée pas assez d'emplois» et «génère des inégalités importantes».
Reprenant sa rengaine contre les «sujets tabous» et «les totems», le Premier ministre entend «libérer les énergies». Il surfe surtout sur les propos du Prix Nobel d'économie 2014, le Français Jean Tirole, auteur avec Olivier Blanchard, actuel économiste en chef du FMI, d'une étude publiée en 2003 sur la protection de l'emploi et les procédures de licenciement. Dans laquelle ils militent pour l'instauration d'un contrat unique - «pour protéger le salarié et non l'emploi» - assortie de la création d'un système de bonus-malus (une taxe pour les entreprises qui licencient, une réduction des cotisations patronales pour les autres). Une piste que rêverait de voir «creusée en profondeur» Pierre Gattaz, le patron du Medef, qui confiait il y a une semaine à la Tribune que, venant d'un Nobel, «ce ne sont pas des idées stupides».
Répartition des emplois par type de contrat et part des CDD dans les embauches
Dualisme. Le contrat de travail unique, sous des formes et des expérimentat




