Après l'Allemagne et le Danemark, la France ? Fin septembre, les tribunaux administratifs de Berlin et Hambourg avaient déjà interdit d'exercice Uber dans ces deux villes. Non seulement à UberPop, mais aussi à UberBlack, son offre historique de VTC, concurrente des taxis traditionnels qui emploie des conducteurs ayant suivi une formation de 250 heures avant d'obtenir l'agrément nécessaire pour exercer. Mi-novembre, l'Etat danois avait, lui, déposé une plainte contre le service de voiturage dès son arrivée dans le pays, estimant son activité illégale. Et voilà que ce vendredi matin, l'entreprise Uber comparaît devant le tribunal de commerce de Paris pour l'activité de covoiturage développée par sa filiale UberPop, attaquée en référé par des sociétés à la fois de véhicule de tourisme avec chauffeur (VTC) et de taxis qui la jugent illégale. Une nouvelle étape judiciaire dans le conflit qui oppose la multinationale américaine à ses concurrents.
La justice française s’est uniquement attachée à répondre à la légalité d’exercice de l’activité UberPop, soit la mise en relation payante d’automobilistes lambda (c’est-à-dire des propriétaires d’un véhicule de tourisme de moins de dix ans en bon état, assuré, et dotés d’un permis de conduire en règle) avec des passagers «recrutés» via une application. L’atout principal d’UberPop : un tarif de




