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n maigre succès, mais un premier pas dans la lutte contre l'exploitation sans fin des travailleurs dans les pays du Golfe. Les ministres du Travail des six pays du Conseil de coopération du Golfe (Bahrein, Emirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar et Arabie Saoudite) ont en effet approuvé mardi après-midi une sorte de «contrat minimum» pour améliorer les conditions de travail de 2,4 millions d'employés de maison étrangers, révèle l'AFP. Est-ce la bonne réponse aux demandes formulées par 93 ONG, syndicats, associations, dont Amnesty International, Human Rights Watch ou Action Aid, qui, dimanche, s'étaient encore mobilisés pour la fin de toute forme d'abus contre les quelque 23 millions de migrants dans la région ? «Un début de réponse», estime Chidi King, responsable de l'égalité au sein de la Confédération syndicale internationale, basée à Bruxelles.
Le deal des ministres du Travail en faveur des employés de maison va-t-il dans le sens d’une reconnaissance des droits des travailleurs pour laquelle vous vous battez depuis des années ?
Promettre qu’ils pourront désormais bénéficier d’un jour de repos par semaine, d’un congé annuel, d’une limite de huit heures de travail par jour et le droit de vivre hors du logement de leur employeur est une bonne chose pour un travail plus décent, évidemment. C’est une avancée, mais il y a encore beaucoup plus à faire. Ce que proposent les ministres du Travail ne répond pas à la protection minimale des droits des travailleurs telle que la convention 189 du Bureau international du travail (BIT) la définit. Elle permet aux employés de se syndiqueret plaide pour la liberté d’association pour la défense de droits de base.




