On attendait de lui qu’il clarifie les positions de la Banque centrale européenne (BCE), mais il faudra encore patienter. Pour sa dernière conférence de presse de l’année, le président de la BCE, Mario Draghi, s’est contenté de donner des signaux sur la possibilité de nouvelles mesures de soutien à l’économie.
Quelles annonces ?
Draghi a d'abord revu à la baisse les prévisions de croissance pour la zone euro, à 0,8% en 2014, 1% en 2015, 1,5% en 2016, contre des précédentes estimations de 0,9%, 1,6% et 1,9%. Pas de quoi se consoler du côté de l'inflation, puisque les estimations confirment une périlleuse chute vers la déflation. L'inflation devrait descendre à 0,5% cette année et à 0,7% en 2015, là où la BCE attendait encore en septembre respectivement 0,9% puis 1,1%. Certes, la chute de la devise européenne face au dollar (à 1,24 euro pour 1 dollar) devrait - en théorie - relancer l'inflation en Europe puisqu'il faut désormais débourser plus d'euros pour importer une même quantité de produits achetés en billets verts. La réciproque (en théorie) est tout aussi vraie : plus l'euro baisse, plus la compétitivité du made in Europe gagne des parts de marché. Mais voilà, cette baisse de l'euro intervient alors même que l'économie mondiale (et donc les échanges commerciaux) connaît une chute de régime. Tel est en substance le message d'inquiétude adressé jeudi par le patron de la BCE…
Quelle latitude ?




