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Récit

Le véritable adversaire, la taxe sur les transactions financières ?

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A cause des réticences de la France, il y a peu de chance que les pays de l’UE, réunis ce mardi, puissent parvenir à un accord sur la TTF.

Le commissaire européen Pierre Moscovici et le ministre des Finances français, Michel Sapin, avec le directeur du Trésor Bruno Bézard, lundi à Bruxelles. (Photo Emmanuel Dunand. AFP)
Publié le 08/12/2014 à 20h16

C'était le temps des promesses. Un temps où les marchés financiers, jugés avoir pris les commandes du système économique, allaient être mis à contribution. Une taxe Tobin, revue et corrigée façon Europe, devait bientôt mettre un grain de sable dans les rouages d'une partie de la finance européenne. C'était donc en janvier 2013. Sous l'impulsion de la Commission européenne, la France et dix autres pays de l'UE (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Estonie, Grèce, Italie, Portugal, Slovaquie et Slovénie) se disaient prêts, par le biais d'une coopération renforcée, à adopter une taxe sur les transactions financières (TTF). Mais depuis, l'enthousiasme est retombé. Et cette fois, la taxe européenne risque bel et bien de faire un flop. Réponse ce mardi, lors d'un Conseil pour les affaires économiques et financières (Ecofin) qui se tiendra à Bruxelles et qui devrait se prononcer sur l'éventuelle mise en place pour le début 2016 d'une TTF au sein des onze pays membres de la coopération renforcée. Mais sauf miracle de dernière minute, rien ne penche en faveur d'un accord tant les divergences sont grandes entre les pays potentiellement concernés. La faute à qui ? «A la France, ou plutôt à ce gouvernement de gauche qui n'aura cessé de tout faire pour minimiser le niveau de cette taxe sur les transactions financières», répondent à l'unisson plusieurs ONG.

Bombes. En taxant à 0,1% les échanges d'actions et à 0,01% ceux de produits dérivés,

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