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Concurrence

UberPop privé de conduite aux Pays-Bas

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La France se prononcera vendredi sur la légalité de ce service de taxi non professionnel.

L'application est présente dans plus de 200 villes de 42 pays. (Photo Adam Berry. Getty Images)
Publié le 08/12/2014 à 20h06

Qu’est-ce qu’UberPop ? Un service de covoiturage urbain occasionnel et rémunéré, mais sans but lucratif avéré et répété ? Ou bien un service de taxi déguisé avec un conducteur ne possédant ni la licence idoine ni les autorisations d’exercice nécessaires ? En France, le tribunal de commerce de Paris décidera vendredi si le service proposé par la multinationale californienne constitue une concurrence déloyale pour les services de véhicule de tourisme avec chauffeur (VTC) et autres taxis dont elle copie les pratiques pour des prix moindres.

Lundi, la justice néerlandaise a tranché et a interdit UberPop, qui, via une commission de 20% sur le trajet, met en relation des passagers et des chauffeurs non professionnels. La cour de commerce de La Haye estime que l'application viole la réglementation : «Les conducteurs qui transportent des personnes dans une voiture contre paiement et sans licence enfreignent la loi.»

Disponible depuis juillet à Amsterdam, le service est également disponible depuis la semaine passée à Rotterdam et La Haye. Mais, en septembre, le gouvernement néerlandais avait estimé que ces pratiques étaient contraires à la loi sur les taxis et exigé l’arrêt d’UberPop sous menace d’amendes. Uber avait alors interjeté appel, assurant que son service était du covoiturage.

Après le jugement de lundi, la société présente dans 51 pays avec son historique offre de VTC ne se laisse pas démonter : «La décision a été prise sur la base d'une vieille loi, datant de l'a

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