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Décryptage

Carburant : les distributeurs ne jouent pas (assez) le jeu de la baisse des prix

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Publié le 26/12/2014 à 20h06

C’est un fait qui réjouit automobilistes et professionnels du transport routier. De la mi-juin à fin décembre, le baril de pétrole a perdu la moitié de sa valeur, entraînant dans sa dégringolade le prix du litre d’essence et de gazole dans l’Hexagone. Ce faisant, selon le ministère de l’Ecologie, le prix des carburants à la pompe atteint son plus bas niveau depuis fin 2010. Tout irait au mieux pour les conducteurs français si la baisse du prix du brut de 50% avait été répercutée dans les mêmes proportions à la pompe. Problème : fin décembre, les prix en station-service n’ont baissé que de 17% par rapport à fin juin.

Vendredi, la CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) a dénoncé «une hausse des marges des distributeurs sur l'essence sans plomb et le fioul domestique». Selon l'association de consommateurs, cette part bénéficiaire des revendeurs «est repartie à la hausse depuis trois semaines». Illustration : «La troisième semaine de décembre, la marge était de 12,4 centimes par litre d'essence, contre 10,8 en novembre et 9,4 en moyenne depuis le début de l'année.» De même, «pour le fioul domestique, la marge a atteint 15,1 centimes par litre, contre 13,3 en novembre et 12 en moyenne en 2014».

Pourquoi le prix du pétrole baisse-t-il ?

L’explication réside dans une moindre demande mondiale, liée à la crise économique, associée à un trop plein de production. Notamment en raison de l’augmentation de l’ext

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