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Décryptage

Covoiturage : quatre start-up dans les clous

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Alors qu’UberPop est contraint de fermer jeudi, d’autres offres de transport défendent une approche participative en limitant les gains des conducteurs.

(Dessin Rémi Malingrey)
Publié le 29/12/2014 à 19h56

Jeudi, UberPop sera interdit d'exercice dans l'Hexagone. Ainsi en a décidé le gouvernement français, qui a annoncé le 15 décembre que la loi interdisant à des chauffeurs non professionnels d'exercer entrerait en vigueur le 1er janvier.

Depuis février, la société de VTC (voitures de transport avec chauffeurs) Uber propose, avec son service UberPop, de mettre en relation des passagers et des chauffeurs non professionnels. Un service que la multinationale californienne présente comme du covoiturage. Cette offre, disponible via une appli pour smartphone, a d’abord été lancée à Paris, et est depuis présente à Bordeaux, Toulouse, Lille, Lyon et Nice. La société Uber prélève 24% de commission sur le prix payé par le passager au chauffeur UberPop.

Mais si les chauffeurs Uber de VTC (système de transport décrié par les taxis qui jugent qu'il lui fait de la concurrence) doivent avoir suivi deux cent cinquante heures de formation pour obtenir leur agrément et sont inscrits au registre du commerce, ceux UberPop - des particuliers qui utilisent leur véhicule personnel à des fins de transport citadin d'autres particuliers, moyennant une rémunération - roulent, eux, sans formation ni déclaration professionnelle. Ce qui, selon leurs détracteurs (taxis mais également d'autres acteurs de VTC à l'origine de diverses plaintes) s'apparente à du «travail clandestin». La société Uber avance, quant à elle, que les chauffeurs UberPop n'en font pas une activité professionnelle. Une

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