Les Abattoirs industriels de la Manche (AIM) et ses 600 salariés de plus en plus sur la sellette : l’entreprise, basée à Sainte-Cécile, a été placée mardi en redressement judiciaire pour six mois. Avec, pour seul espoir, de trouver un repreneur. A l’image des Bretons GAD de Josselin (Morbihan), rachetés fin 2014 par la SVA Jean Rozé.
Avec 24 millions d'euros de dette, la situation financière de la société est «tellement désastreuse», selon l'avocate du comité central d'entreprise, que «la seule possibilité d'en sortir» est qu'AIM soit racheté. Créée dans les années 60, la société manchoise, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 246 millions d'euros en 2013, espère boucler son tour de table «dans les premiers mois de 2015». «Des discussions approfondies sont en cours avec des repreneurs potentiels», affirment les dirigeants des abattoirs normands, lesquels avancent l'embargo russe sur le porc européen, «le dumping social allemand et espagnol» dans les abattoirs, ainsi que «la guerre des prix de la grande distribution» pour expliquer les difficultés.




