«Intervenir sur tout ce qui peut déréguler l'économie française.» Et, partant, «préserver» autant que «restaurer» la confiance des consommateurs et entreprises. Telle est, selon Carole Delga, secrétaire d'Etat chargée à la Consommation, la mission de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Organisme qui présentait son rapport 2014, mercredi, «dans un contexte économique difficile, où le pouvoir d'achat a baissé».
Climax de cette présentation : la salve contre les comparateurs de prix des billets d'avion, qui affichent très souvent des prix inférieurs à ceux payés par les clients. «Les pratiques commerciales frauduleuses et illégales sont quasiment généralisées, a déclaré Carole Delga. Les différences entre le prix affiché et payé au final sont presque systématiques.» Et d'asséner : «Il est assez rare que dans un secteur il y ait [un tel] manque de sincérité par rapport aux pratiques.»
Bilan : neuf procès-verbaux ont été dressés l'an dernier par la DGCCRF à l'encontre de comparateurs qui avaient annoncé des prix sans «afficher» les frais de dossier, les surcoûts de bagages ou d'assurance. Aucun nom n'a été cité mais, selon une source proche du dossier, Opodo, Go Voyages, eDreams (tous appartenant au groupe Opodo) et Easyvoyage seraient dans le viseur. Cette année, ces sites seront sous haute surveillance : «J'ai demandé de nouveaux contrôles dans les mois à venir pour vérifier qu'ils se mettent bien en conformité», prévient Carole Delga. Reste à espérer que la peur du gendarme porte ses fruits.




