Emmanuel Macron a bientôt fini d'enterrer les 34 plans de la «nouvelle France industrielle», lancés par Arnaud Montebourg en septembre 2013, que l'actuel ministre de l'Economie voulait, il y a peu, réduire à une dizaine pour «plus d'efficacité». En déplacement mardi à Figeac (Lot), François Hollande en a donné un aperçu en évoquant une «alliance pour l'industrie du futur».
Les passerelles industrielles encouragées
Selon nos informations, ce partenariat ne vise pas à regrouper 7 des 34 plans (usine du futur, robotique, big data, objets connectés, calcul intensif, réalité augmentée et cloud) comme le bruit en a circulé, mais à renforcer le volet «usine du futur» en créant des passerelles avec les autres. «Comme intégrer le programme d'aide à l'équipement des entreprises "Robot start PME"», lancé il y a un peu plus d'un an, sans forcément faire de même avec le volet robotique de service, explique un conseiller du ministre de l'Economie joint par Libération. A Bercy, l'idée est moins de se focaliser sur des technologies que de rassembler les acteurs pour conquérir des marchés. Avec «Industrie du futur», l'objectif est d'inciter les entreprises à «investir massivement pour moderniser l'appareil productif en le numérisant», dixit Macron. Parmi les actions concrètes envisagées : l'accompagnement de 2 000 PME dans leur projet de modernisation industrielle ; le déploiement de plateformes technologiques accessibles aux industriels sur l'ensemble du territoire ; enfin, la création et la promotion, d'ici fin 2016, de plus de 15 projets emblématiques.
Création d’un organisme de pilotage
Pour coordonner ces initiatives, une association sera créée «dans les prochaines semaines» par les principaux syndicats des secteurs concernés. Elle sera dans un premier temps coprésidée par les «pilotes» de l'ancien plan usine du futur, Frédéric Sanchez (Fives) et Bernard Charlès (Dassault systèmes). Emmanuel Macron a terminé lundi la revue des 33 autres plans et rendra ses arbitrages dans les prochaines semaines.




