«Pour juger de l'excellence d'un économiste, il suffit d'observer dans quelle revue un économiste universitaire a publié ses travaux de recherche», dénoncent les signataires du manifeste. Et d'ajouter : «S'il a publié dans des revues prétendument excellentes, il est excellent. Dans des moyennes, il est moyen.» Alors, quand ces économistes publient dans des revues en bas du système de classement pris en compte par le Conseil national des universités pour devenir professeur des universités, ils sont médiocres. Pour le moins simpliste. «Et c'est la raison pour laquelle le classement des revues est devenu l'instrument central dans toutes les instances de recrutement», dénonce le manifeste. Pas étonnant qu'on se bouscule aux portillons des American Economic Review, Quarterly Journal of Economics, Review of Monetary Economics ou du Journal Economic of Poverty… Ces quatre-là exigent de la plupart des auteurs qu'ils citent des articles déjà parus dans leur revue. Dans quel but ? Faire tourner le RePec, un logiciel qui répertorie le nombre de fois où une revue est citée en bibliographie. Plus ce compteur tourne et plus ces revues déjà dominantes restent au top du classement mondial. Cherchez l'erreur.
La toute-puissance des revues
Publié le 15/05/2015 à 19h36
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