Halte à l'enfumage. L'UFC-Que choisir dénonce dans une étude les retards des trains régionaux, en province et en Ile-de-France. Et, surtout, la sous-estimation de ces retards. S'appuyant sur des chiffres publics, l'association rappelle que «seulement 89,5 % des TER sont arrivés» dans les clous. Ce qui signifie tout de même plus d'un retard sur dix et que les usagers qui pendulent (trajet domicile-travail) subissent au moins un contretemps dans la semaine. En Ile-de-France,«550 000 usagers des RER et Transiliens subissent chaque jour un retard».
Ce comptage ne tient pas compte des retards inférieurs à six minutes : un seuil que l'association souhaite voir abaisser. En outre, la SNCF ne distingue pas les heures creuses des heures de pointe. Le comptage d'une association d'usagers montre que la ponctualité du Beauvais-Paris est de «77,1 % […] aux heures de pointe». Concernant les annulations, l'UFC rappelle que la SNCF ne comptabilise pas celles annoncées la veille avant 16 heures. «C'est ainsi que, chaque mois, jusqu'à 10 % des TER ne roulent pas mais ne sont pas comptabilisés comme annulés.» L'UFC a lancé l'application «antiretards», permettant de signaler tout retard ou annulation. Objectif : créer un «observatoire indépendant et participatif».




