La french touch s'exporte toujours aussi bien : l'an dernier, le chiffre d'affaires de la musique française à l'international a encore progressé, à 602 millions d'euros, contre 588 millions en 2013 et 574 millions en 2012.
Selon les chiffres du Bureau export, les ventes ont été tirées sans surprise par Stromae (portrait ici), certes belge mais édité en France, qui a écoulé 650 000 exemplaires à l'export de son album Racine carrée (et 1 million de singles de Papaoutai) ; David Guetta (750 000 exemplaires à l'étranger pour l'album Listen et 69 millions d'écoutes en streaming sur Spotify du single Hey Mama) ou encore par les chanteuses Zaz (300 000 albums Paris vendus à l'export) et Christine & the Queens.
De son côté, la Sacem (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) a collecté au total pour 829,7 millions d'euros de droits d'auteur dans l'Hexagone en 2014. Soit à peine moins (-0,6%) qu'en 2013. Là encore, pas de surprise, les chansons qui ont généré le plus de droits sont l'incontournable Get Lucky, featuring des Daft Punk et Pharrell Williams, ainsi que Blurred Lines, autre carton de Pharrell, avec Robin Thicke. Wake Me Up (Avicii et Aloe Blacc) et Papaoutai (Stromae) suivent respectivement.
Une bonne part des droits Sacem proviennent de la diffusion audiovisuelle (TV et radio), à hauteur de 320,4 millions d’euros en 2014 (+1,4%). Les droits généraux (concerts, tournées, discothèques, magasins, bistrots…) sont, eux, en légère baisse (-0,4%), à 280,7 millions d’euros. Dématérialisation oblige, les droits perçus sur les ventes de disques «physiques» (CD, DVD) baissent fortement (-13,2%, soit 56,7 millions d’euros).
A contrario, les revenus provenant de la musique en ligne augmentent fortement (+23,7%, à 30,6 millions d’euros, dont la moitié due au streaming) mais ne représentent encore qu’une très petite part du total des droits perçus par la Sacem.




