Lundi soir, Facebook a été mis en demeure par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) de se conformer, dans un délai de trois mois, à la loi Informatique et Libertés en matière de collecte et d'utilisation des données des internautes. Non seulement le géant du Net ne recueille pas le «consentement exprès» de ses utilisateurs pour traiter leurs données sensibles (orientation sexuelle, opinions politiques, religieuses…) et combine, sans qu'ils puissent s'y opposer, «toutes les données personnelles qu'il détient» sur eux pour leur proposer de la pub ciblée, mais en prime, il traque «à leur insu» des internautes qui ne sont même pas inscrits sur le réseau social. Le réseau social est décidément dans le collimateur des pouvoirs publics français, puisque la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) l'a enjoint mardi de «supprimer ou modifier» dans un délai de soixante jours les «clauses abusives». Celles-ci permettent à Facebook de prendre des décisions unilatérales, sans en avertir au préalable les consommateurs : retrait de contenus, modification des conditions d'utilisation, ou résiliation du service de paiement.
Facebook dans le collimateur de la Cnil et de la répression des fraudes
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Publié le 09/02/2016 à 19h41
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