Français ou chinois ? Si l'on regarde son actionnariat, le fabricant de smartphones qui monte est plutôt asiatique : 95 % de son capital est détenu par le chinois Tinno, le solde l'étant par le cofondateur et président français, Laurent Dahan. Si l'on regarde son management et son activité, il est européen : son siège est à Marseille, où l'on trouve 200 de ses 500 employés, et il fait 75 % de son chiffre d'affaires sur le Vieux Continent. Au Mobile World Congress de Barcelone, Wiko affiche son ambition : figurer d'ici à 2020 dans le top 5 mondial des vendeurs de smartphones. Présent dans 30 pays, il va s'implanter dans 10 autres territoires et vise 15 millions d'appareils en 2016. En 2015, le numéro 2 du marché français des téléphones nus, qui n'a que 5 ans, a réalisé près de 500 millions d'euros de chiffre d'affaires en vendant 8 millions d'appareils au prix moyen de 62,50 euros hors taxes.A ce tarif, il n'y a pas de secret : les mobiles sont fabriqués par Tinno à Shenzhen, en Chine. En 2014, Wiko s'était fait attraper par l'émission Cash Investigation, qui lui avait trouvé des fournisseurs peu soucieux des droits de l'homme et de l'enfant. Pour arriver dans le top 5 mondial, il faudra faire beaucoup de marketing.
Wiko
Publié le 23/02/2016 à 21h31
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