«Faut-il un pilote dans l'avion ?» La question posée par Pièces à conviction un an après le drame de la Germanwings est passionnante. Dommage qu'elle ne soit réellement abordée que dans le dernier quart d'heure. Dommage surtout que le documentaire commence par une scène de reconstitution - gênante et inutile - jouée par des comédiens pour essayer de comprendre comment Andreas Lubitz a pu précipiter l'avion contre les Alpes françaises. Pour le reste, l'enquête démontre assez clairement les failles dans le suivi psychologique des pilotes au niveau européen. C'est donc dans sa dernière partie que le documentaire se demande si on pourrait confier le pilotage entièrement à des machines. Aujourd'hui, sur un vol de sept heures, nous dit-on, un pilote ne prend réellement les commandes que trente minutes, pour le décollage et l'atterrissage. Les Etats-Unis ont déjà fait voler un F16 entièrement à distance. Les vrais freins sont moins technologiques que liés à la sécurité. D'abord parce que l'intervention de l'homme en cas de problème est essentielle et qu'il est de moins en moins préparé. Et que la peur d'une prise de contrôle à distance ne relève pas de la science-fiction.
Critique
En pilote automatique
ParDavid Carzon
Publié le 22/03/2016 à 17h11
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus