Snapchat, application de photos éphémères aux plus de 100 millions d'utilisateurs, est en passe d'acheter Vurb pour 110 millions de dollars (97,6 millions d'euros). The Information, qui dévoile l'opération, ajoute que pour s'assurer de conserver les talents de l'équipe de Vurb, notamment son fondateur Bobby Lo, l'application au logo en forme de fantôme prévoit de dépenser plus de 75 millions de dollars (66,5 millions d'euros). Une enveloppe totale sacrément élevée pour un rachat de start-up.
Stratégie «couteau suisse»
Lancée en 2011, la même année que Snapchat, l'application Vurb avait pour but initial de faire mieux que l'assistant personnel numérique Google Now, qui répond aux requêtes de ses utilisateurs et les guide dans leurs recherches. Les services proposés par Vurb sont basés sur l'exploitation des cartes et sur la géolocalisation, ce qui permet aux utilisateurs de trouver des points d'intérêt près de chez eux. L'application mise aussi sur la mobilisation de la communauté et la personnalisation des suggestions : «Trouvez et explorez tout ce que vous voulez, des lieux à visiter, restaurants à essayer, livres à lire, événements, musique et plus. Obtenez des résultats et suggestions basés sur vos intérêts, les tendances, l'heure, la météo», précise Vurb dans sa fiche de présentation.
Grâce à Vurb, Snapchat pourra diversifier son offre de services. Sa stratégie «couteau suisse» est proche de celle WeChat, application de messagerie très prisée en Chine, qui possède une fonction principale et des services annexes. WeChat permet par exemple d’appeler ses amis mais aussi d’acheter un billet de cinéma, commander un taxi… et ce sans changer d’application. Mais la façon dont Snapchat souhaite intégrer les capacités de Vurb à son interface reste floue.
Service de recommandation
Certains services développés par Vurb pourraient se retrouver dans Discover, fonctionnalité ajoutée en janvier 2015 pour donner accès aux contenus de certains médias. Autre possibilité : intégrer de nouvelles options directement dans les discussions Snapchat. Les utilisateurs pourraient alors joindre des musiques, des cartes ou autres. The Information y voit lui l'occasion d'exploiter les talents de Vurb pour développer un service de recommandation.
Pour l’instant, ni Snapchat ni Vurb n’ont communiqué sur leur collaboration. En mars, Evan Spiegel, PDG de Snapchat, avait dégainé une autre enveloppe de 100 millions de dollars (88 millions d’euros) pour acheter Bitstrips, une start-up canadienne, et a développé les Bitmoji qui permettent aux utilisateurs de créer des avatars à leur image.




