Le reporter se présente en caméra cachée au garage pour récupérer le véhicule - noir forcément - qui va lui servir pour devenir, pour de vrai, apprenti chauffeur pour Uber. La success story (bon, il affiche encore des pertes colossales) du géant américain, on la connaît déjà (la belle histoire de l'idée survenue au moment d'une cacophonie de circulation à Paris pour cause de neige) alors le mieux, c'est de se plonger dans la machine infernale.
«Alors vous ne faites pas les mêmes conneries que les taxis, les clients, vous ne leur parlez pas sauf s'ils vous adressent la parole. Vous leur ouvrez la porte et vous les emmenez, n'oubliez pas de vérifier qu'il y a toujours une bouteille d'eau à disposition», balance le préposé au parc automobile en guise de formation express. Et voilà parti notre chauffeur à essayer de gagner 200 euros de courses en six heures de boulot. Autant dire qu'il n'y arrivera jamais. Ou plutôt si, mais en travaillant le double du temps prévu, au prix de cadences infernales, de clients qui s'enchaînent sans avoir le temps de faire une pause. Il fait les comptes à la fin et ce n'est pas brillant : sur sept jours, il aura gagné 3,75 euros de l'heure, bien loin du salaire minimum.




