«Godspeed, John Glenn», avait lâché Scott Carpenter, le «capcom» de la Nasa, chargé de communiquer avec l'astronaute depuis le centre de contrôle au sol, avant que le compte à rebours ne s'enclenche. Une façon de lui souhaiter bonne chance pour l'aventure - un genre de «Que la force soit avec toi» - qui est restée dans l'histoire de l'astronautique. Puis la fusée a propulsé l'Américain dans l'espace. «Godspeed, John Glenn», ont répété les passionnés d'exploration spatiale qui se souviennent de ce 20 février 1962, où il a été le deuxième homme à avoir bouclé une orbite terrestre après Youri Gagarine. Pilote privé à 20 ans, Glenn s'est engagé dans l'armée de l'air et affronte les Japonais en 1944. A la fin des années 50, il collabore avec la Nasa pour tester un simulateur. En 1959, il est recruté dans le premier groupe d'astronautes de l'histoire américaine : les «Mercury Seven». Le programme visait à envoyer un homme dans l'espace avant les Russes, lui faire faire une orbite et le récupérer à terre sain et sauf. Ce n'était qu'un début pour le Gagarine américain, qui a cumulé les records. Glenn est celui qui a patienté le plus longtemps entre deux vols spatiaux - trente-six ans -, ce qui l'a mené à devenir aussi, en 1998, le plus vieil homme à partir dans l'espace. Devenu sénateur démocrate, John Glenn s'est éteint jeudi à 95 ans. Photo Reuters
John Glenn, le cow-boy de l’espace, disparaît
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Publié le 09/12/2016 à 19h26
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