A chaque année sa tendance sur les réseaux sociaux. 2016 aura marqué l'avènement de la vidéo en direct sur Facebook et consorts. Le phénomène, au départ popularisé par l'application Periscope dans l'auto-mise en scène warholienne d'adolescents désœuvrés, a déboulé dans le suivi de l'actualité à l'occasion du grand raout Nuit debout, place de la République à Paris. Faire un «periscope» en live via mobile est alors devenu un nouveau genre en soi, qui se déroule des deux côtés de l'écran. L'émetteur, immergé au cœur d'un événement, retransmet toute la tension du direct. Le récepteur interagit, nourrit (ou pourrit) cette matière instantanée de ses commentaires. Potache ou tragique, égotique ou brut de décoffrage dans une captation sans filet du monde, le live se décline désormais à toutes les sauces. On suit l'offensive sur Mossoul dans le nord de l'Irak ou le siège d'Alep entre deux posts de photos de vacances, on se branche sur le live d'un candidat à la primaire de droite ou de gauche, ou d'une starlette en promotion. L'internaute est aussi bien témoin que spectateur, voyeur qu'acteur. Bienvenue dans l'ère du self-journalism mobile, qui ne fait que commencer et qui n'a pas fini de chambouler l'univers de la télé.
Periscope/ «Live» tous azimuts
Publié le 30/12/2016 à 17h08
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