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Le portrait

Augustin Trapenard, bouillon de culture

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Rencontre à domicile, quai des Orfèvres, avec le passeur culturel télé-radio, suractif romantique d’une exquise courtoisie exaltée.

Augustin Trapenard, journaliste et critique littéraire, et son chien Jean-François, le 8 février 2017 chez lui à Paris. (Photo Iorgis Matyassy pour Libération)
Publié le 07/03/2017 à 17h06, mis à jour le 07/03/2017 à 18h42

Qu’est-ce qu’un spectre ? Pourquoi ne peut-on pas laisser partir les morts ? La maison est-elle hantée ou est-ce le parquet qui grince, une porte qui claque, le souffle de la tempête dans la cheminée, un hou-hou de chouette et un ricanement de… Mais d’où vient ce rire ? Il y a toujours une explication, se dit-on. Inquiet de croiser des fantômes, on se retrouve à marcher dans la campagne anglaise, tel le narrateur des Hauts de Hurlevent, avant de passer une nuit chez Mr. Heathcliff et de faire de terribles cauchemars.

L’invité du jour de la page Portrait est un grand amoureux d’Emily Brontë. Il a commencé une thèse jamais terminée sur elle, probablement par romantisme, peut-être, fantasme-t-on, à cause du succès, du sexe et de la drogue. Il est là, sur son canapé, tee-shirt blanc avec imprimé d’un rockeur et jean bleu, assis en tailleur, pieds nus qu’il malaxe parfois tout en discutant, enquillant cigarette sur cigarette comme un vieux pilier de bar avec tout un tas d’histoires à raconter, de celles qui nous donnent envie de croire à une fiction plus forte que la réalité, à un irréel où nos fantasmes ne seraient pas que des aurores boréales.

Il sourit, notre invité du jour, exceptionnel, forcément, et pour nous, un plaisir ou, oserait-on, une exaltation, le voilà, Augustin Trapenard.

- «Augustin Trapenard, bonjour, merci de nous recevoir.»

- «Bonjour.»

- «Est-ce que vous croyez aux fantômes Augustin Trapenard ?»

Allez, en vérité, on se moque gentiment. On n'a pas demandé au

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