A 500 mètres au-dessus des galeries en construction, la résistance a gagné en visibilité l'an dernier, galvanisée par les premiers coups de pelleteuse dans le bois Lejuc. Des dizaines d'opposants au projet Cigéo investissent le territoire de plus en plus durablement pour lutter contre ce que les collectifs Sauvons la forêt et Bure Stop ! appellent «la poubelle du nucléaire». Pour eux, l'absence d'alternative en matière de stockage des déchets ne peut justifier la poursuite d'un projet dont ils ne cessent de souligner les dangers. Ils vivent entre leur QG de Bure, les cabanes construites dans le bois et les maisons récemment acquises dans les environs pour «revitaliser le Sud-Meuse». Mais la guérilla est surtout juridique, portée par des militants chargés de multiplier les recours «à la manière de Notre-Dame-des-Landes». L'une de ces procédures, qui visait à faire annuler la délibération du conseil municipal ayant transféré la propriété du bois à l'Andra, vient d'être tranchée en leur faveur. De quoi gagner du temps. Ponctuellement, des actions plus larges - et plus visibles - sont organisées. Un rassemblement mêlant concerts, art de rue ou encore théâtre est prévu le week-end du 15 août.
Les Anti-Bure s’inspirent de Notre-Dame-des-Landes
ParElise Godeau
Publié le 27/03/2017 à 19h46
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