Tout en reconnaissant que l'attaque cyberinformatique a été «d'une violence inouïe», les autorités espagnoles martèlent que «désormais, la situation est sous contrôle». «L'impact a été moindre que ce à quoi on pouvait s'attendre, a déclaré le ministère de l'Intérieur. En aucun cas, cela ne compromet la sécurité des données».
Ce samedi, l’Institut national de Cybersécurité, le INCIBE, s’est voulu rassurant, alors que l’Espagne est l’un des pays les plus touchés par cette cyberattaque mondiale qui a affecté des entreprises importantes dans plusieurs dizaines de pays.
La principale entité infectée, la compagnie de télécommunications Telefonica, a reconnu que des centaines d'ordinateurs ont été affectés par cette attaque par «ransomware»; un grand nombre d'employés de la firme ont dû éteindre leurs ordinateurs pour éviter que d'autres postes soient infectés. Mais, comme le souligne le responsable de la protection des données Chema Alonso, «cela n'a pas causé de dommages sur la prestation de services et sur les opérations en réseau». Lesquelles, potentiellement, dans les divers secteurs de la multinationale (énergie, banque, assurances téléphonie…), concernent des millions de clients. L'expert en sécurité informatique Antonio Ramos a souligné la réaction adéquate de Telefonica : «Une anticipation prompte, une réponse rapide et la résolution en temps record des incidences grâce à l'établissement du protocole habituel».
En Espagne, en effet, ce type d’attaque virale, passant par le blocage des archives et des données contre exigence d’une rançon, est bien connue depuis deux ans. Le pays étant celui où proportionnellement vivent le plus grand nombre d’usagers de dispositifs portables, on estime que 1,25% des «software» ont été l’objet de ce type de phénomènes, soit 10 fois plus qu’en moyenne dans le reste du monde. Ce dernier trimestre, les autorités ont enregistré une augmentation de 45% de ces attaques contre des logiciels.




