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A 50 ans, des femmes toujours poubelles

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A part Sophie Marceau peut-être, les femmes de plus de 50 ans sont souvent disqualifiées dans la vie professionnelle et la sphère privée. Une discrimination âge-genre encore taboue, analyse la psychanalyste Charlotte Montpezat dans un essai.

Charlotte Montpezat publie «les Flamboyantes» aux éditions Equateurs. (Andreas Kuehn/Getty Images)
Publié le 14/04/2023 à 11h46

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A quel âge une femme est-elle jugée périmée ? 25 ans, selon Leonardo DiCaprio qui n’est pas sorti avec une fille plus âgée depuis 1999. Et 45 ans, théorisent les DRH des grandes boîtes qui décrètent ces femmes «technophobes». Ou encore 50 ans, admet la société dans sa grande mansuétude. Coach et psychanalyste, Charlotte Montpezat vient de publier un essai titré, comme pour conjurer le sort, les Flamboyantes (éd. Equateurs). Soit 17 millions de personnes de plus de 45 ans, et 9 millions en âge de travailler et qui ne sont ni à la tête des grandes entreprises, ni dans les médias, ni représentées dans les fictions, constate la psy-coach. «Le potentiel romanesque d’une femme ménopausée est inexistant dans l’imaginaire des diffuseurs», écrit celle qui a passé une bonne partie de sa carrière à Canal+. Un potentiel proche de zéro dans le reste de la société ?

La journaliste et écrivaine Laure Adler, 73 ans, a beau déclarer, bravache, «je suis vieille et je vous emmerde» dans une tribune remarquée dans Libé, la journaliste Sophie Fontanel, 60 ans, assumer ses cheveux gris devenus blancs, l’

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