L’égalité des chances est un combat décidément fragile. A Sciences-Po Paris, fleuron de l’enseignement supérieur affichant fièrement l’efficacité de sa politique contre l’élitisme, ce sont des années de travail et de communication qui viennent d’être éclaboussées, après la suspension d’un des référents en la matière, survenue le 12 décembre. Une semaine après le début de l’affaire, selon nos informations et celles recueillies auprès de la direction de l’Institut, une dizaine d’étudiantes, dont la majorité était lycéennes au moment des faits, accusent le coresponsable du pôle Egalité des chances «de faits graves d’intimidations, de harcèlement moral et de harcèlement sexuel», selon le communiqué envoyé le 15 décembre par la direction à tous les étudiants et consulté par Libé. Le syndicat Union étudiante, de son côté, affirme auprès de Libération qu’«après avoir recoupé les informations» «le nombre de victimes pourrait s’élever à une vingtaine».
Un an d’emprise et d’isolement
Tout commence par une vidéo TikTok devenue virale, qui sera vue et commentée plus de 600 000 fois. Face caméra, en hoodie gris et l




