Les Canadiens se cherchent des alliés, contre Trump bien sûr. Les Européens tout autant, et c’est ainsi que des élus de l’Union européenne, du Canada et du Royaume-Uni se sont retrouvés vendredi dernier à Toronto pour jeter les bases d’un mouvement international de défense de la démocratie.
Réunis par l’Internationale libérale, les invités étaient des centristes de toutes couleurs, indépendants ou membres du Parti démocrate européen, des gens qui haussent rarement le ton, mais le diagnostic était que la démocratie était «under attack» et que l’heure n’était pas «appeasement» avec la Maison Blanche. Non, il ne fallait surtout pas chercher à amadouer Trump, disait-on, mais créer le rapport de forces qui le fasse reculer.
Première idée, déjà avancée dans ces colonnes il y a trois semaines : faire voir à l’homme qui se targue de tout réussir que maintenant que les Chinois l’ont fait reculer, il ne renversera pas la vapeur sans se trouver des alliés, et que les Européens seraient prêts à l’aider face à Xi Jinping pour peu qu’il cesse de les traiter en adversaires et de vouloir s’entendre avec Vladimir Poutine sur le dos de l’Ukraine.
Deuxième idée : former sans attend




