Menu
Libération
tribune

A Toronto, l’Europe espérée en leader d’une coalition des démocraties face au trumpisme, par Bernard Guetta

Réservé aux abonnés

Des élus de l’UE, du Canada et du Royaume-Uni se sont retrouvés vendredi pour jeter les bases d’un mouvement international appuyé sur une alliance entre centristes et socialistes. De quoi contrecarrer celle des extrêmes droites menée par Trump, explique l’eurodéputé Renew.

Lors de la manifestation de masse, «No Tyrants» à Toronto, qui avait été organisée conjointement avec celle «No Kings» aux Etats-Unis, le 18 octobre 2025. (Mike Campbell/NurPhoto. AFP)
ParBernard Guetta, eurodéputé Renew
député européen, groupe Renew Europe
Publié le 17/11/2025 à 5h47

Les Canadiens se cherchent des alliés, contre Trump bien sûr. Les Européens tout autant, et c’est ainsi que des élus de l’Union européenne, du Canada et du Royaume-Uni se sont retrouvés vendredi dernier à Toronto pour jeter les bases d’un mouvement international de défense de la démocratie.

Réunis par l’Internationale libérale, les invités étaient des centristes de toutes couleurs, indépendants ou membres du Parti démocrate européen, des gens qui haussent rarement le ton, mais le diagnostic était que la démocratie était «under attack» et que l’heure n’était pas «appeasement» avec la Maison Blanche. Non, il ne fallait surtout pas chercher à amadouer Trump, disait-on, mais créer le rapport de forces qui le fasse reculer.

Première idée, déjà avancée dans ces colonnes il y a trois semaines : faire voir à l’homme qui se targue de tout réussir que maintenant que les Chinois l’ont fait reculer, il ne renversera pas la vapeur sans se trouver des alliés, et que les Européens seraient prêts à l’aider face à Xi Jinping pour peu qu’il cesse de les traiter en adversaires et de vouloir s’entendre avec Vladimir Poutine sur le dos de l’Ukraine.

Deuxième idée : former sans attend

Dans la même rubrique