Le 8 août 1956, une circulaire ministérielle interdit la distribution de vin dans les cantines scolaires. Premier pas des politiques de santé publique pour prévenir la consommation d’alcool chez les enfants, ce temps-là nous paraît aujourd’hui bien lointain, presque irréel, tant la protection des plus jeunes des dangers de l’alcool apparaît aujourd’hui comme une évidence.
Une évidence. Pourtant nous vivons encore dans un pays où la promotion de l’alcool auprès des plus jeunes est permise par la loi. Les alcooliers pour qui la jeunesse est une cible prioritaire peuvent légalement placarder leurs publicités à la sortie des établissements scolaires ou communiquer massivement sur les réseaux sociaux. 86% des adolescents déclarent ainsi avoir déjà vu et entendu une publicité pour l’alcool et 79% d’entre eux témoignent d’une exposition hebdomadaire voire quotidienne.
Une évidence. L’alcool n’est pas un produit de consommation comme les autres. Il représente la deuxième cause de mortalité évitable après le tabac, la première cause d’hospitalisation en France et la première cause évitable de troubles psychologiques et psychiatriques. Son implication est avérée