Menu
Libération
Entretien

Arnaud Miranda : «Aux Etats-Unis, les néoréactionnaires actent une double dérégulation, celle de la tech et de l’impérialisme»

Réservé aux abonnés

Dans un essai à paraître, le théoricien politique Arnaud Miranda retrace l’histoire de cette idéologie protéiforme, de la Toile au Bureau ovale, composante du nouveau trumpisme.

(Tofdru/Libération)
Publié le 15/01/2026 à 6h42

Pour comprendre la politique de Washington, certains se demandent ce que Donald Trump a dans la tête. Arnaud Miranda, lui, a ausculté la mémoire du Web. Et si l’une des clés du trumpisme se nichaient au fond de blogs rédigés il y a quinze ans par des geeks anonymes outre-Atlantique ? Dans les années 2010, la contre-culture numérique a donné naissance à un nouveau mouvement de la droite radicale : la «néoréaction», aussi appelée «lumières sombres».

Leur programme (pas informatique, quoique) ? Changer de logiciel : la démocratie, ça rame. Ces néoréacs, technophiles et transhumanistes, veulent diriger l’Etat comme une entreprise, et empocher les dividendes. Marginaux et fantaisistes, ils se sont pourtant rapprochés du pouvoir grâce aux milliardaires de la Silicon Valley.

C’est cette histoire que retrace Arnaud Miranda, docteur en théorie politique et chercheur associé au Cevipof, dans les Lumières sombres. Comprendre la pensée néoréactionnaire (Gallimard, 22 janvier 2026), premier ouvrage de la nouvelle collection Bibliothèque de géopolitique, que les éditions Gallimard inaugurent avec Le Grand

Dans la même rubrique