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Essai

Avec «T’es sérieuse ?», Laélia Véron décrypte les ressorts de l’ironie

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Dans un ouvrage, la linguiste, passée par des émissions humoristiques de France Inter et de Radio Nova, dissèque les rapports entre ironie et politique, entre promesses de changer le monde et catharsis face à sa violence.

En 2024, l'humouriste Guillaume Meurice lors de la Fête de l'Humanité, à Brétigny-sur-Orge (Essonne). (Bastien Ohier/Hans Lucas)
Par
Noé Mégel
Publié aujourd'hui à 17h43

Se sauver d’une blague incomprise, désamorcer une situation tendue ou gagner un débat politique au rire plutôt qu’avec des arguments. L’ironie peuple nos conversations les plus courantes avec nos amis ou nos collègues, elle s’insère dans nos modes de communications de tous les jours, dans la pub, dans l’art ou la politique. N’est-il pas courant d’ailleurs de dire que l’humour, et par extension l’ironie, est politique ? Voire que l’ironie peut renverser et inverser des schémas de domination ?

Tout peut être ironique, partiellement ou pas

C’est à ces questions que s’attaque la linguiste Laélia Véron, avec le philosophe Guillaume Fondu, dans l’ouvrage «”T’es sérieuse ?” Problèmes politiques de l’ironie» (éd. la Découverte). L’ouvrage jongle habilement entre références universitaires, exemples littéraires et blagues de chroniqueurs à l’humour provoc, voire grinçants, de Merwane Benlazar à Blanche Gardin, pour proposer une réflexion sur l’humour et la politique, à la fois soupape et écran face au réel.

Laélia Véron a l’habitude de prendre l’humour au sérieux. Depuis 2021, l’enseignante-chercheuse en stylistique et en langue française à l’université d’Orléans est chroniqueuse dans des émissions humoristiques. Après l’émission le Grand Dimanche soir sur France Inter, elle a rejoint la Dernière sur

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