Se sauver d’une blague incomprise, désamorcer une situation tendue ou gagner un débat politique au rire plutôt qu’avec des arguments. L’ironie peuple nos conversations les plus courantes avec nos amis ou nos collègues, elle s’insère dans nos modes de communications de tous les jours, dans la pub, dans l’art ou la politique. N’est-il pas courant d’ailleurs de dire que l’humour, et par extension l’ironie, est politique ? Voire que l’ironie peut renverser et inverser des schémas de domination ?
Tout peut être ironique, partiellement ou pas
C’est à ces questions que s’attaque la linguiste Laélia Véron, avec le philosophe Guillaume Fondu, dans l’ouvrage «”T’es sérieuse ?” Problèmes politiques de l’ironie» (éd. la Découverte). L’ouvrage jongle habilement entre références universitaires, exemples littéraires et blagues de chroniqueurs à l’humour provoc, voire grinçants, de Merwane Benlazar à Blanche Gardin, pour proposer une réflexion sur l’humour et la politique, à la fois soupape et écran face au réel.




