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Chronique «Médiatiques»

Barbecue: faut qu’ça saigne!

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La phrase de Sandrine Rousseau sur la viande et la virilité est confuse. Mais avec un peu de bonne foi, dont manquent les réseaux sociaux et les chaînes d’infos, on s’intéresserait aux vérités scientifiques qui sous-tendent son propos. Et on passerait aux sujets-clés de la transition écologique.

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Publié le 04/09/2022 à 16h30

Soient deux vérités établies statistiquement, et scientifiquement. Première vérité : l’élevage bovin est néfaste pour la planète (notamment pour cause de consommation excessive d’eau, déforestation, émissions de méthane, ou surexploitation des sols). Seconde vérité : les hommes consomment davantage de viande bovine que les femmes. Ce sont deux vérités incontestables. Universelles. Il ne s’agit pas d’analyses, ni de jugements de valeur. Ce ne sont pas des proclamations politiques. Ce n’est ni woke, ni anti-woke. On peut pinailler par tous les bouts, c’est incontestable, attesté scientifiquement depuis quelques décennies. Sur les raisons de la surconsommation masculine de bœuf, on peut certes débattre : sont-elles liées à l’imaginaire «sanguin» que charrie la viande rouge ? (voir la mythologie de Roland Barthes sur le steak frites). Les hommes, historiquement davantage voués que les femmes aux travaux de force, ont-ils besoin de davantage de protéines ? Tout ça se discute. Mais le fait lui-même, non.

Soi

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