Le sociologue et économiste Bernard Friot est une voix qui compte au sein de la gauche anticapitaliste. Ce spécialiste du salaire et de la protection sociale voit dans le système de retraite par répartition institué par Ambroise Croizat en 1946 un «déjà-là communiste» à compléter et à étendre pour que le salaire ne soit plus la rétribution d’une tâche imposée, mais devienne un droit inconditionnel pour toute personne majeure. C’est ce que Bernard Friot appelle le «salaire à vie», et qui serait, selon lui, la «condition de la souveraineté sur le travail». En attendant, il prend part à la «bataille» contre le projet de réforme des retraites du gouvernement avec un ouvrage court et synthétique publié aux éditions La Dispute, Prenons le pouvoir sur nos retraites. Sans épargner les arguments de certains opposants syndicaux et politiques à la réforme des retraites, qui, selon lui, ratent leur cible.
Interview
Bernard Friot : «La réforme des retraites est une contre-révolution capitaliste»
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Dans un nouvel essai, le sociologue et économiste Bernard Friot revient sur le système de retraite institué par Ambroise Croizat qui constitue, selon lui, un «déjà-là communiste» à défendre et à étendre contre la réforme en cours. Il propose notamment d’instituer le «salaire à vie» après 50 ans pour redonner aux gens une «souveraineté sur le travail».
Quatrième journée de mobilisation contre la réforme des retraites, à Toulouse, le 11 février. Avec le portrait d’Ambroise Croizat (ministre du Travail de 1945 à 1947). (Ulrich Lebeuf /Myop pour Libération)
Publié le 05/03/2023 à 15h20
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