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Entretien

Camille Charvet, psychiatre : «L’addiction est une pathologie du lien qui ne peut être cantonnée au cerveau»

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Dans «les Assoiffés», la spécialiste en addictologie ouvre les portes de son cabinet de consultation pour mieux comprendre un phénomène en lien avec l’anxiété sociale, l’immédiateté, la saturation, la fatigue généralisée et la performance propres aux vies qui sont les nôtres.

«Nous sommes tous de plus en plus exposés à des objets addictifs et à des modes de vie qui rendent l’addiction plus probable.» (Nicolas Ridou/Libération)
Publié le 31/01/2026 à 6h08

Alcool, cannabis, cocaïne, jeux d’argent, médicaments, pornographie… Qui ne connaît pas quelqu’un qui a un problème d’addiction ? Si la tendance est aux psychostimulants, cocaïne en tête, avec 1,1 million de Français qui en ont pris au moins une fois en 2023 (selon l’OFDT), un chiffre qui a doublé en quatre ans, comment expliquer la toxicomanie de notre société ?

Il y a, certes, un marché en explosion, une accessibilité et une pureté plus grande, des prix à la baisse, mais pour la psychiatre Camille Charvet, le problème est plus profond : «Notre société semble taillée pour l’addiction.»

Dans les Assoiffés, elle nous ouvre les portes de son cabinet de consultation en addictologie à l’hôpital Marmottan et en libéral à Paris pour mieux cerner un phénomène qui n’épargne

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