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Entretien

Chantal Jaquet et Taoufik Vallipuram : «Il ne s’agit pas de passer les barrières sociales en solo, mais de les abolir pour tous»

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La philosophe, qui publie «Révolutions transclasses», et l’entrepreneur social, qui a fondé le collectif Conscience de classe, mobilisent la force politique de celles et ceux qui s’émancipent de leur milieu d’origine.

Taoufik Vallipuram et Chantal Jaquet. (IORGIS MATYASSY)
Publié le 23/01/2026 à 6h22

Les transclasses sont loin d’avoir dit leur dernier mot. A lire la professeure émérite de philosophie à la Sorbonne Chantal Jaquet, ils sont le terreau pour penser une émancipation collective des classes, et donc du système capitaliste. Après les Transclasses ou la non-reproduction (2014), où elle s’intéressait aux passages des classes défavorisées aux classes supérieures et inversement, elle propose dix ans plus tard avec Révolutions transclasses (PUF) un acte II dans lequel elle réactive le potentiel militant de la notion, notamment en relisant Karl Marx avec des lunettes intersectionnelles.

Profondément différents par leurs origines ethniques, leurs genres ou leurs orientations sexuelles, les transclasses seraient à même, depuis leur «observatoire privilégié», de mettre fin à la séparation stérile entre la lutte des classes et celle contre les discriminations.

C’est notamment en s’inspirant des travaux de Chantal Jaquet que

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