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Récit

Collège de France, Philharmonie… Deux ans après le 7 Octobre, le monde intellectuel et culturel toujours fracturé

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Les milieux universitaires et culturels, en France et en Europe, connaissent un regain de déprogrammations et de boycotts en lien avec Israël et Gaza. Signes des blessures encore profondes depuis le 7 Octobre et la riposte israélienne.

Henry Laurens, Azmi Bishara, Salam Kawakibi au Carep Paris, lors du colloque du 13 novembre. (Thomas Samson/AFP)
Publié le 13/11/2025 à 15h45

Deux ans après le 7 Octobre, la guerre continue de résonner à des milliers de kilomètres. Rarement le monde universitaire français et européen, dans le domaine des sciences sociales en particulier, se sera autant déchiré que sur l’attaque terroriste du Hamas et les deux ans de guerre à Gaza, même un mois après l’accord d’un cessez-le-feu, certes encore fragile. La simple annonce d’un colloque au Collège de France sur «la Palestine et L’Europe» aura suffi une nouvelle fois à déclencher une polémique comme on n’en compte plus ces deux dernières années. Prévu les 13 et 14 novembre, l’événement, programmé depuis des mois, est annulé le dimanche 10 novembre dans des conditions qui interpellent la communauté scientifique.

Tout part d’un article du Point qui cible ce qu’il considère être un événement potentiellement «pro-Hamas». Les contempteurs du colloque lui reprochent d’être coorganisé par le Centre arabe de recherches et d’études politiques de Paris (Carep Paris), un organisme financé par des fonds qataris, dont le directeur exécutif, Salam Kawakibi, doit prononcer l’allocution d’

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